November 10, 2010

The Underbelly Project

Après 18 mois de préparation, cette exposition monumentale réunissant plus de 100 artistes internationaux se tient en ce moment à New York. Sa particularité? Elle se déroule dans un lieu tenu secret et inaccessible au grand public : une station de métro restée inachevée et tombée depuis dans l’oubli.

Cette démarche plutôt intéressante vise à redonner un certain sens au terme “underground” et à un certain esprit des origines, où seule une élite de passionnés avaient accès à des oeuvres privilégiées.

Le site ne fonctionne pas encore mais nous ne pouvons que vous recommander de vous inscrire à sa newsletter. ICI. En attendant la suite.

November 9, 2010

Dans le dernier numéro de Marketing Magazine (N°144), Yannick Carriou, directeur général d’Ipsos France, concluait son interview en insistant sur la nécessité pour les agences d’études de réfléchir à la façon dont les résultats sont communiqués aux clients commanditaires. Citant Roland Barthes, il parlait d’une réflexion nécessaire sur la “narratologie” de ces études : une façon de dire que pour tout être humain normalement constitué, 130 pages de chiffres, de diagrammes et de verbatims (même bien synthéthisés) étaient délicates à assimiler… Une interrogation légitime et une forme d’autocritique qu’il convient de saluer.

Hasard de l’actu, l’institut Scanblog (en partenariat avec OpenedMind - Conseil Marketing) vient de sortir un petit film parodique à l’occasion de la publication des résultats de la 2ème vague de son Etude Echo sur les Français face aux réseaux sociaux et l’e-réputation. Reprenant le principe des parodies de La Chute qui circule sur le net, il s’amuse des déconvenues d’une grande marque face à l’évolution des usages des internautes. 

Plus sérieusement, l’étude Scanblog permet notamment de constater la rationalisation (maturité?) croissante des internautes quant à la consommation et à la crédibilité de leurs sources d’informations (facts/relations). Intéressant.

L’ensemble de l’étude est consultable sur Slideshare

November 3, 2010

La caméra GoPro HD Hero Sports, véritable petit bijou de technologie, permet un rendu incroyable, notamment lorsqu’il s’agit d’immortaliser des sessions de sports extrêmes de l’intérieur. Stabilité, netteté, fluidité, tous les éléments nécessaires au caractère saisissant d’une vidéo de sport sont là ! On vous laisse donc tout de suite contempler cette merveille de sensations (BMX, skate, ski, surf, avion de chasse…) avec le film « Go Pro, be a hero ». Voir toutes les vidéos (via fubiz)

November 2, 2010

A partir du 12 novembre prochain, la galerie Itinérrance laisse carte blanche à C215, un artiste devenu ces dernières années un phénomène du street art (depuis son invitation par Banksy au Cans festival de Londres en 2008).

Plus connu pour ses portraits monochromes au pochoir et sa technique aiguisée, C215 a récemment laissé la couleur “envahir” son oeuvre. L’exposition sera donc l’occasion de découvrir ses dernières productions et installations (pour en avoir vu certaines, nous vous promettons que vous ne serez pas déçus).

C215 - Community Service
Vernissage le vendredi 12 novembre à partir de 18h00
Exposition du 12 novembre au 25 décembre 2010

Galerie Itinerrance
7 bis, rue R. Goscinny - Paris 3e

Dans l’esprit DIY, on connaissait les réservoirs reconvertis en sofa ou les citernes reconverties en chambres à coucher, mais nous ne connaissions pas encore le frigo reconvertit en canapé.

http://www.fridgecouch.com/ 

Quest to learn est une école élémentaire dont l’objectif est de développer les facultés d’apprentissage de ses élèves, dans un monde “digitalisé” et hyperconnecté. Une pédagogie innovante faisant la part belle à l’utilisation du jeu vidéo, notamment. Un avant-goût de l’école du futur? Un modèle différent qui permettrait à certains de réussir là où le système classique et formaté les auraient conduit à l’échec?

Pour vous faire votre propre avis : http://q2l.org/ 

October 29, 2010

Cosmopolitan Hotel of Las Vegas : Just the right amount of wrong

Dans le film Lost in Translation, Sofia Coppola met en scène un acteur sur le déclin, en visite à Tokyo pour un tournage publicitaire. Logé dans un luxueux palace, il contemple la ville en contrebas, fait d’insipides rencontres dans le bar lounge de cet hôtel, mais finalement, il ne voit rien, ne ressent rien. Comme si, malgré le confort, le cadre somptueux et le service trois étoiles, les plaisirs matériels offerts par cet environnement privilégié n’étaient qu’un mirage destiné à masquer le vide de ce voyage.

Seule la rencontre d’une jeune inconnue (dans la rue !) lui permettra d’enchanter son séjour et de « vivre » enfin cette destination. Le film fonctionne comme une métaphore de la solitude que l’on peut éprouver dans une prison dorée. A cet égard, il résume bien l’image que l’on a souvent des hôtels, aussi luxueux soient-ils.  De belles coquilles… vides de toute relation humaine.

Palace with soul

Le nouveau spot de l’agence Fallon pour le Cosmopolitan of Las Vegas, qui ouvrira en décembre, prend le contre-pied de l’image trop souvent véhiculée par la publicité hôtelière : design contemporain, services à la carte, accueil personnalisé… Finalement, des cadres interchangeables, sans personnalité et donc impersonnels. Or, dans personnalité, il y a le mot « personne », individu.

Dans un exercice de style visant à redonner au luxe hôtelier le sens de l’exceptionnel, du personnel et de l’émotionnel, le Cosmopolitan Hotel devient le lieu de rencontres improbables et d’expériences parfois extravagantes. Dans cet univers où l’innocence la plus pure côtoie une forme de décadence soft, il règne un esprit qui n’est pas sans rappeler celui d’hôtels mythiques comme le Chelsea Hotel ou le Château Marmont. Des lieux légendaires qui ont bâti leur réputation et leur attractivité non pas sur leur cadre, mais sur la démesure de leurs occupants et les histoires extraordinaires qui s’y sont déroulées.

Cette stratégie a deux mérites : elle redonne une dimension vraiment aspirationnelle au palace, tout en faisant la promotion de la destination Las Vegas. Un second point symbolisé par la signature « Just the right amount of wrong ». Ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme Sin City…

Belle opération de street marketing de la part d’Audi pour faire la promotion de son système Quattro (4 roues motrices). L’utilisation des petites voitures aimantées illustre parfaitement la promesse d’adhérence et de sécurité. Il est d’ailleurs intéressant de voir que certaines personnes « peinent » à décrocher les autos, ce qui renforce le message d’adhérence et crée une mini-expérience plutôt efficace.

Grey Turkey / Google
Après avoir longtemps laissé ses produits parler à sa place, Google développe progressivement un véritable discours de marque. L’objectif : renforcer la connexion émotionnelle qui lie la marque aux internautes et montrer l’importance de ses services  dans une expérience optimisée d’internet, et plus largement, dans la vie elle-même.
A l’heure où beaucoup dénoncent la philosophie hégémonique et totalitaire du géant de Mountain View (paradoxalement symbolisée par le « Don’t be evil »), Google veut démontrer que c’est une marque qui crée du lien entre les individus et qu’elle les aide à vivre mieux. On se souvient notamment de l’histoire racontée par le très bon Parisian love, via l’ensemble des fonctionnalités du moteur de recherche.
Ici, Grey Istanbul nous gratifie d’une mise en scène originale de la fonctionnalité correction automatique de recherche. En s’appuyant sur l’insight “We know what you are searching for, even when you don’t”, l’agence crée ce que l’on pourrait appeler des « néologismes visuels », pour illustrer la capacité du moteur recherché à proposer des réponses pertinentes à des requêtes incorrectes. L’iconique « Did you mean ? » se transformant en une signature limpide de la promesse.

Grey Turkey / Google

Après avoir longtemps laissé ses produits parler à sa place, Google développe progressivement un véritable discours de marque. L’objectif : renforcer la connexion émotionnelle qui lie la marque aux internautes et montrer l’importance de ses services  dans une expérience optimisée d’internet, et plus largement, dans la vie elle-même.

A l’heure où beaucoup dénoncent la philosophie hégémonique et totalitaire du géant de Mountain View (paradoxalement symbolisée par le « Don’t be evil »), Google veut démontrer que c’est une marque qui crée du lien entre les individus et qu’elle les aide à vivre mieux. On se souvient notamment de l’histoire racontée par le très bon Parisian love, via l’ensemble des fonctionnalités du moteur de recherche.

Ici, Grey Istanbul nous gratifie d’une mise en scène originale de la fonctionnalité correction automatique de recherche. En s’appuyant sur l’insight “We know what you are searching for, even when you don’t”, l’agence crée ce que l’on pourrait appeler des « néologismes visuels », pour illustrer la capacité du moteur recherché à proposer des réponses pertinentes à des requêtes incorrectes. L’iconique « Did you mean ? » se transformant en une signature limpide de la promesse.

Vihl’s « Destroy to create »
Alexandre Farto dit « Vihl’s » développe un travail assez fascinant, mêlant les techniques de la sculpture et de la gravure, sur des supports généralement exploités par les graffeurs et les streets artists « classiques ». Là où ces derniers se cantonnent le plus souvent à une modification de surface, Vihl’s « pénètre » ses supports pour en révéler la richesse mais aussi la fragilité. 
En s’appuyant sur leur apparente solidité, il semble inscrire son geste dans le temps mais souligne du même coup leur décrépitude inéluctable. Aussi, à la manière d’un Villeglé, il travaille sur le papier  qu’il lacère pour en recomposer le sens. Ce jeu sur l’éphémère, la fragilité et l’immuable est renforcé par l’utilisation d’un thème de prédilection, le portrait. Ses sujets sont souvent des « vieux », une métaphore pour souligner que la vie elle aussi, laisse des marques.
Une œuvre riche et originale dont les multiples sens méritent que l’on s’y attarde un peu plus longtemps que nous ne venons de le faire.

Vihl’s « Destroy to create »

Alexandre Farto dit « Vihl’s » développe un travail assez fascinant, mêlant les techniques de la sculpture et de la gravure, sur des supports généralement exploités par les graffeurs et les streets artists « classiques ». Là où ces derniers se cantonnent le plus souvent à une modification de surface, Vihl’s « pénètre » ses supports pour en révéler la richesse mais aussi la fragilité. 

En s’appuyant sur leur apparente solidité, il semble inscrire son geste dans le temps mais souligne du même coup leur décrépitude inéluctable. Aussi, à la manière d’un Villeglé, il travaille sur le papier  qu’il lacère pour en recomposer le sens. Ce jeu sur l’éphémère, la fragilité et l’immuable est renforcé par l’utilisation d’un thème de prédilection, le portrait. Ses sujets sont souvent des « vieux », une métaphore pour souligner que la vie elle aussi, laisse des marques.

Une œuvre riche et originale dont les multiples sens méritent que l’on s’y attarde un peu plus longtemps que nous ne venons de le faire.

Lora Zombie
Les illustrations de Lora Zombie ont le charme poétique des télescopages heureux. Avec un nom pareil - sans doute emprunté à une petite fille morte – nous avons sans doute affaire à une lolita serial killeuse, dont le pic à glace serait un pinceau.
A la fois candides, naïfs, régressifs, mais aussi bizarres, morbides et inquiétants, les travaux de Lora ont de la personnalité. Dans toute son œuvre, on peut voir deux niveaux de lecture. Chaque brin de violence et de style crade est rapidement contrebalancé par l’innocence ou la fraicheur d’un sujet. Et vice versa. De l’interaction entre les deux nait une certaine poésie.
Un sentiment renforcé par l’utilisation de l’aquarelle, un medium à la fois doux, évanescent et charnel (presque un fluide corporel), qui peut se révéler sombre et fantasmatique.

Lora Zombie

Les illustrations de Lora Zombie ont le charme poétique des télescopages heureux. Avec un nom pareil - sans doute emprunté à une petite fille morte – nous avons sans doute affaire à une lolita serial killeuse, dont le pic à glace serait un pinceau.

A la fois candides, naïfs, régressifs, mais aussi bizarres, morbides et inquiétants, les travaux de Lora ont de la personnalité. Dans toute son œuvre, on peut voir deux niveaux de lecture. Chaque brin de violence et de style crade est rapidement contrebalancé par l’innocence ou la fraicheur d’un sujet. Et vice versa. De l’interaction entre les deux nait une certaine poésie.

Un sentiment renforcé par l’utilisation de l’aquarelle, un medium à la fois doux, évanescent et charnel (presque un fluide corporel), qui peut se révéler sombre et fantasmatique.

Miss Bugs ne plante pas

Comme son nom ne l’indique pas… Miss Bugs est un duo de jeunes artistes britanniques. Alors que leurs premiers travaux laissaient apparaitre leurs références assez clairement (au premier rang desquelles Banksy), il semble que Miss (la fille) et Bugs (le mec) s’en détachent progressivement pour emprunter des voies plus figuratives et intéressantes. A suivre sur leur site.

Page1page49
Voici un tumblr étonnant bâti sur une idée simple mais maline : taper un mot clé dans Google image… et créer une ellipse sémantique en ne montrant que les résultats des pages 1 et 49. Un procédé surprenant… et révélateur! 

Page1page49

Voici un tumblr étonnant bâti sur une idée simple mais maline : taper un mot clé dans Google image… et créer une ellipse sémantique en ne montrant que les résultats des pages 1 et 49. Un procédé surprenant… et révélateur! 

Trespass, une histoire de l’art urbain

Réalisé en collaboration avec les artistes présentés dans le livre, Trespass retrace l’émergence et la diffusion du graffiti et de l’art urbain, en en présentant les figures de proue, les événements marquants et les différents mouvements, le tout à la lumière des évolutions urbaines, des révoltes et des performances illégales.

A la fois perspective historique, somme de l’histoire de l’art et document sociologique, Trespass regroupe les travaux les plus significatifs de plus de 150 artistes dont Jean Tinguely, Spencer Tunick, Keith Haring, Os Gemeos, Jenny Holzer, Barry McGee, Gordon Matta-Clark, Shepard Fairey, Blu, Billboard Liberation Front, Guerrilla Girls and Banksy, entres autres. De nombreux documents et photographies inédites sont aussi regroupés dans cet effort indispensable.

Noël approche à grands pas, les chocolats sont déjà de sortie dans les supermarchés… A bon entendeur ;)

Sur Amazon

May 7, 2010

Findus nous fait la promo de sa nouvelle Pizza “Crousti’Express” en partenariat avec Dailymotion et franchement ça surprend dans le bon sens !

Pour cela, lancez la vidéo, shakez votre booty pendant 3mn et… voyez le résultat!

Bravo.