October 29, 2010
Vihl’s « Destroy to create »
Alexandre Farto dit « Vihl’s » développe un travail assez fascinant, mêlant les techniques de la sculpture et de la gravure, sur des supports généralement exploités par les graffeurs et les streets artists « classiques ». Là où ces derniers se cantonnent le plus souvent à une modification de surface, Vihl’s « pénètre » ses supports pour en révéler la richesse mais aussi la fragilité. 
En s’appuyant sur leur apparente solidité, il semble inscrire son geste dans le temps mais souligne du même coup leur décrépitude inéluctable. Aussi, à la manière d’un Villeglé, il travaille sur le papier  qu’il lacère pour en recomposer le sens. Ce jeu sur l’éphémère, la fragilité et l’immuable est renforcé par l’utilisation d’un thème de prédilection, le portrait. Ses sujets sont souvent des « vieux », une métaphore pour souligner que la vie elle aussi, laisse des marques.
Une œuvre riche et originale dont les multiples sens méritent que l’on s’y attarde un peu plus longtemps que nous ne venons de le faire.

Vihl’s « Destroy to create »

Alexandre Farto dit « Vihl’s » développe un travail assez fascinant, mêlant les techniques de la sculpture et de la gravure, sur des supports généralement exploités par les graffeurs et les streets artists « classiques ». Là où ces derniers se cantonnent le plus souvent à une modification de surface, Vihl’s « pénètre » ses supports pour en révéler la richesse mais aussi la fragilité. 

En s’appuyant sur leur apparente solidité, il semble inscrire son geste dans le temps mais souligne du même coup leur décrépitude inéluctable. Aussi, à la manière d’un Villeglé, il travaille sur le papier  qu’il lacère pour en recomposer le sens. Ce jeu sur l’éphémère, la fragilité et l’immuable est renforcé par l’utilisation d’un thème de prédilection, le portrait. Ses sujets sont souvent des « vieux », une métaphore pour souligner que la vie elle aussi, laisse des marques.

Une œuvre riche et originale dont les multiples sens méritent que l’on s’y attarde un peu plus longtemps que nous ne venons de le faire.